Clairvoyant.Médium

Mon Histoire

Une enfance particulière

 

Quand j'étais enfant, si quelqu'un m'avait dit que l'une de mes plus grandes missions serait d'aider les gens avec des capacités de médiumnité, j'aurais contesté haut et fort pour ne pas que cela m’arrive! La peur de me faire rire de moi et de me faire juger aurait été trop lourde à supporter. 

 

Au tout début de mon enfance, j’étais pur et innocent comme tous les autres enfants.  Puis, entre les âges de 4 à 7 ans, je croyais que tout le monde voyait, entendait et ressentait les défunts comme moi.

 

Pendant la nuit, je savais que je n’étais pas seul dans ma chambre. Je me réveillais souvent en apercevant un esprit étranger qui me regardait dormir.  Pouvez-vous vous imaginer dormir et toujours avoir le sentiment qu’une personne morte vous regarde?

 

Ma mère m’a raconté cette histoire à plusieurs reprises car je ne m’en souviendrais pas. Lors d’un voyage en famille, mes parents s’étaient égarés de notre destination.  J’ai alors donné les directions car ils avaient raté le virage et ils devaient rebrousser chemin. Ils ont été surpris de savoir que j'avais eu raison. Les incidents comme ceux-ci sont arrivés plusieurs fois tout au long de mon enfance.

1/4

J’ai toujours vu les esprits de la première dimension car ils ont souvent des affaires inachevées avec les vivants.  Je les vois physiquement devant moi.  Parfois, je les vois de façon très détaillée tandis que d'autres fois, je peux voir au travers d’eux, mais je sais toujours qu’ils sont là. Pour moi, c'est comme l’Halloween tous les jours. 

Je me souviens d’avoir vu un esprit dans une de mes salles de classe. Je voyais deux femmes adultes dans ma classe : mon enseignante et une femme inconnue. Je devais être âgé de 6 ou 7 ans.  J'ai demandé à mon enseignante qui était « l'autre dame en avant de la classe avec elle ». Il y eut un silence complet. Puis elle me répondit : « Il n’y a personne d'autre que moi en avant Marc! ». Confus, parce que la femme inconnue était clairement à côté d'elle. Elle avait les cheveux courts noirs et portait une robe rouge et noire. J'ai donc décrit la femme à l'enseignante et c'est à ce moment-là que l'enseignante m'a demandé d'arrêter parce que cela l'effrayait ainsi que le reste des enfants. Alors, j’ai arrêté et j'ai essayé d'ignorer désespérément cette femme. Finalement avec le temps, elle est disparue malgré qu’elle avait fait son apparition à plusieurs reprises durant l'année. Toutefois, à part la première fois, personne ne l’a su à l’exception de moi. Après avoir constaté que j'étais différent et que j’étais le seul avec ces capacités, j'ai commencé à me sentir très anxieux et j'avais peur!
 

C’est à l’âge de 8 ans que mes parents ont décidé de déménager de nouveau à Embrun, leur village natal.  J'étais très reconnaissant parce que changer d'école me permettait de repartir à neuf! Mes parents ont été géniaux car je ne leur avais pas vraiment parlé de tout ça. En tant qu'enfant, je pensais que ce serait mieux de garder ce secret pour moi. Cependant, mes parents n’étaient pas stupides et ils pouvaient voir qu’il y avait quelque chose de différent avec moi. Maintes et maintes fois,  ils me demandaient si tout allait bien et je leur répondais toujours que oui pour ne pas les inquiéter.

 

Lors de ma préadolescence, entre 8 et 10 ans, mes prières ont été exaucées. Je n'ai ni vu ni entendu aucun esprit. C'était vraiment une bénédiction du ciel parce que j'étais capable de fréquenter ma nouvelle école, et d’être « normal » comme les autres enfants. En songeant à ces années passées de mon enfance, je constate que le monde spirituel m'a simplement permis de respirer et de me laisser devenir un enfant!
 

 

Un fardeau intolérable

Cette pause n'a pas duré longtemps car vers l’âge de 10 ans, tout est revenu mais cette fois c’était plus accentué! En plus, depuis que j'avais environ 7 ans, je savais que j'avais une attirance pour les garçons dans ma classe mais je pensais que c'était seulement une phase ou du moins c’est ce que j'espérais. Je ne comprenais pas ce que le mot     « fardeau » signifiait à l'époque mais je savais que j’avais un poids sur les épaules! Je me sentais comme un « banni » d’avoir vu et entendu des choses que personne d'autre ne pouvait.  En plus, j'avais extrêmement honte d'être attiré par les garçons plutôt que par les filles. Tous ces sentiments m'ont incité à refouler mes émotions et je jure que je pensais que les gens pouvaient le voir sur mon visage. En vieillissant, j'ai réussi à garder un visage indifférent pour que personne ne le sache. En gardant mes secrets, je pouvais être « normal » ou du moins paraître comme un enfant « normal ».

 

Au fil des années, je me suis isolé du monde. Je me suis déconnecté des autres enfants à l'école et je me suis replié sur moi-même pour devenir un solitaire. Mon monde était à peine existant car je ne pouvais pas être le vrai moi. Si j'avais quelque chose en commun avec d'autres enfants, c'était parce que j'étais jeune ou que j’allais à l'école comme tout le monde.

 

À l'époque, je ne comprenais pas ce que le mot « identité » voulait dire. En y repensant, j’aurais aimé qu'il ait un sujet à l'école élémentaire pour nous apprendre comment être de bons humains en nous enseignant qu'être différent n'est pas un problème et qu’il ne faut pas en avoir honte.

 

Au fil du temps, je devenais plus anxieux et j'ai commencé à développer des tics nerveux. Après quelques années, j'ai réalisé ce qu'ils voulaient dire. Si je clignotais constamment des yeux, cela signifiait que j'essayais de les faire disparaître et si je secouais la tête de gauche à droite très vite, cela signifiait que je ne voulais pas les entendre.


Maintenant, ne vous méprenez pas ! À part le fait que je vivais avec des capacités de médiumnité et que je me questionnais sur mon identité, je crois toujours à ce jour, avoir eu une enfance merveilleuse surtout en me comparant à d'autres enfants dans le monde et ce qu’ils ont traversé. Certains ont été maltraités, abandonnés et même tués ! Alors garder en vue que mon enfance a été géniale! J'étais entouré d'une famille aimante et chaleureuse. J'ai ri et je me suis amusé. Je ne savais pas qui j'étais et pourquoi les choses se déroulaient ainsi.

 

Mon adolescence

Teenage years

J'ai subi une sévère dépression vers l'âge de 16 ans ce qui m'a presque coûté la vie. Je ne voyais aucune raison de vivre en étant un clairvoyant qui voyait la vie des gens devant moi, un médium qui était capable de communiquer avec les défunts et un gai qui cherchait à se comprendre.


Bien qu'aujourd'hui, je dirais : « Aucune raison n'est une bonne raison pour s’enlever la vie car vous valez plus », je ne le voyais pas de cette façon dans le passé. J'ai tenté 6 fois de me suicider mais je suis toujours là. Cependant, à la dernière tentative, ils ne pensaient pas que je survivrais.

 

Puis, soudainement quelque chose m'a frappé. Je me suis dit : « Pourquoi mourir avant même d'avoir eu la chance d'essayer.  Soit les gens vont m'aimer ou ils ne m’aimeront pas mais d’une façon ou d’une autre je passe à l’action. » C'est comme si quelque chose en moi venait de se réveiller. Il est certain que sans l'aide de ma merveilleuse famille, je ne serais pas là et je dois aussi remercier mes anges parce qu'ils m'ont aidé à réaliser qui j'étais et ce que je voulais être.

 

Après cette épreuve, j'avais besoin de trouver des moyens de retrouver ma confiance et mon estime de soi. C'est alors que j'ai décidé de me joindre à une agence de mannequins à Ottawa. Je n'ai pas fait cela à des fins de carrière. J'avais juste besoin de retrouver mon sourire.

 

Quelques mois après avoir signé avec l'agence de mannequins, j'ai participé à un concours international de mannequins et de comédiens à Toronto. J'ai acheté mon premier billet d'avion, j’ai fait mes valises et je suis parti seul. Ce voyage était destiné à m’aider à retrouver mon sourire. Je crois fermement que notre univers nous écoute.  Quand l'avion a décollé, j'ai pouffé de rire à l'intérieur de moi car j’étais tellement excité et que, pour une fois dans ma vie, je me sentais comme le vrai moi.

 

La série de compétitions s'est poursuivie et je me suis bien amusé. Puis, à la fin de la semaine, il y avait la soirée de remise des prix. En compétition contre 600 garçons, j’ai obtenu la 2e place pour le plus beau sourire du Canada. J'étais surpris et ému. Au début de ce voyage, je m’étais dit que j'allais seulement là pour retrouver mon sourire et maintenant j'avais le prix pour le prouver.

 

En gardant la tête haute mais les pieds sur terre, je suis retourné à la maison un peu gêné de montrer mon prix à ma famille. Cependant, j'avais retrouvé le niveau de confiance dont j'avais besoin pour soutenir le reste de mon chemin de vie. Malgré les nombreuses incertitudes, j’ai choisi de croire que tout ira bien tant que je suis en contrôle et que j'adore ce que je fais. Donc, au lieu de combattre mes capacités, je leur ai permis de se développer dans ma vie mais à une condition. Je ne voulais pas prédire la mort. J'avais besoin de mes capacités pour bloquer cette partie puisque si j’étais destiné à les partager avec les gens alors pour ceux qui choisiraient d'écouter je voulais me concentrer plutôt sur le positif. Je sais que ça ne peut pas toujours être positif puisque ce ne serait pas notre réalité, mais il y a des façons de voir le positif dans la vie.

 

Ma 12e année du secondaire m'a apporté plus de confiance et d’assurance pour retrouver le bonheur et la force que j'avais perdus. Il était temps que ma voix soit entendue, désirant partager mon don avec tous ceux qui voulaient l'entendre. Dans mon cœur et dans mon âme, je croyais que si je donnais respectueusement à tous sans cacher qui j'étais vraiment, je recevrais le même respect.

 

Mon aveu

J'ai fréquenté l’école secondaire d’Embrun, un petit village à l'est d'Ottawa. Il a grossi depuis que j’ai quitté, mais à l'époque, si vous commenciez une rumeur, il n'aurait pas fallu longtemps avant que tout le monde à Embrun le sache. En prenant cela en considération, je me sentais comme si j'avais besoin de partager mes expériences avec les autres afin qu’ils puissent aider les autres à leur tour.

 

Une nuit, j'ai décidé d’écrire un discours. En peu de temps, j’ai versé mon cœur et mon âme sur la feuille de papier. Le lendemain matin, je suis arrivé à l'école et j'ai remis ma lettre à mon enseignante. Après qu’elle l’aie lue, je lui ai dit « Je vais lire cette lettre devant tous les élèves de la classe! ».  Elle a été stupéfaite et elle m'a demandé à trois reprises si j'en étais certain. Je lui répondis : « La vie de quelqu'un pourrait en dépendre alors oui! ».

Je me suis rendu à mon pupitre parce que j'étais plus à l'aise assis et j'ai dit à tout le monde que j'étais gai. J'ai révélé la raison pour laquelle ils ne me voyaient pas beaucoup en 11e année. J'étais plutôt à l'hôpital. J'ai expliqué en détail mes tentatives suicidaires et surtout la dernière quand j'étais en train de mourir dans les bras de mon oncle. Certains dans la classe ont pleuré. Vous auriez pu entendre une mouche voler. Tout le monde m'écoutait attentivement. C’est à ce moment que j'ai encouragé tout le monde à sortir de leur coquille comme je l'ai fait et à accepter les gens pour qui ils sont. Une fois mon discours terminé, les gens ont applaudi. Enfin, j’avais gagné le respect des gens et même ceux que je n'aurais jamais osé penser! Dans mon discours, je n’ai pas partagé avec les élèves mes capacités parce que certains n’auraient pas été en mesure de comprendre. Cependant, mon orientation sexuelle était vraiment importante et je suis heureux de l'avoir fait.

 

Un peu plus tard, j'ai rencontré à nouveau cette enseignante et elle m’a révélé qu’à  chaque nouvelle année scolaire, elle partage ce moment avec ses nouveaux élèves et presqu’à chaque année, elle me dit que quelqu'un sort de sa coquille.

 

Avec cette expérience, j'ai gagné le respect et l'amitié de beaucoup mais j'ai aussi perdu l’amitié de certains que je croyais être de vrais amis. Un en particulier m'a même fermé la porte au nez après l’avoir visité chez lui!

 

Mon nouvel horaire

Âgé de 17 ans, je devais élaborer un nouvel horaire.  Après l’école, je faisais mes devoirs, je mangeais et je commençais à travailler.  Habituellement, toutes les sessions privées commençaient vers 18h. Après les sessions terminées, je poursuivais mes devoirs. Pendant l'année et demie suivante, j'ai eu beaucoup d'appels de gens intéressés à venir vivre une expérience dans une session. J'étais de plus en plus connu et on disait « Allez voir le jeune, il est incroyable ».

 

De porte en porte

En l'espace d'un an et demi, j'avais terminé mes études secondaires et après avoir offert plusieurs sessions, j'ai décidé d'explorer d’autres horizons. J'ai alors fait mes valises et je suis déménagé à Toronto. J'ai eu des emplois pour payer mon loyer et mes factures. Je ne suis pas allé à Toronto dans le but d’utiliser mes dons. J'avais besoin d'une pause et de vivre la vie. J'ai aussi travaillé à temps partiel comme mannequin et comédien à Toronto et j'ai apprécié chaque moment.     

 

Après avoir vécu à Toronto pendant près de quatre ans, j'ai décidé de retourner par chez nous. J'ai emménagé de nouveau chez mes parents.  J'ai travaillé à temps partiel mais je ne me sentais pas bien.  Alors, j’ai recommencé à offrir des sessions. J'ai imprimé 400 dépliants et j’ai fait du porte-à-porte dans le village d’Embrun. Je me souviens comme si c'était hier. Il pleuvait et je me répétais, j'espère que ça va fonctionner. À l'époque, il n'y avait pas de Facebook et je n'avais pas de site Web alors j'ai dû faire à l’ancienne façon.  Pour être honnête, j'ai essayé d'éviter tout contact avec les gens. Si quelqu'un était à la maison, je ne cognais pas à la porte et je mettais simplement le dépliant dans leur boîte aux lettres avant de m’enfuir à la prochaine maison.  Si quelqu'un ouvrait la porte en livrant le dépliant, je leur disais d'aller voir mon ami car il était excellent. Le dépliant était simple. Il était d’un jaune fluorescent et tout ce que j'avais écrit était "Psychic Medium, Marc " avec mon numéro de téléphone. J'avais la foi que mon dépliant allait atteindre les bonnes personnes.  Cela a pris plus d’une semaine avant de recevoir le premier appel.

 

Lorsque quelqu'un me téléphonait pour réserver une session, je leur disais que j’étais complet toute la semaine et qu’il ne me restait que des disponibilités la semaine suivante. En réalité, j'aurais pu les prendre le même jour.  C’était une stratégie de marketing que j'ai apprise par moi-même car si la personne est très occupée, les gens seraient plus intéressés à vouloir le consulter.

 

Mon grand succès

Puis, les années passèrent et je commençais à me faire connaître. Le bouche à oreille était vraiment puissant. Les gens ont répondu à mes capacités. C'est à ce moment-là qu'un jour, j’ai été invité à démontrer mes capacités de médiumnité sur la scène principale au Salon national de la femme en 2008.  C'était intense comme invitation parce que je ne savais pas dans quoi je m'embarquais.


La journée de l'événement, mon guide me disait de « me préparer » mais ma tête me disait qu’il y aurait peut-être une quarantaine de personnes. À ma grande surprise, il y avait plus de 500 kiosques qui présentaient leurs produits ou services. J'ai traversé la foule dans les nombreuses allées et je me suis dirigé vers la scène principale. J'ai été accueilli par Carrie Wilson. Elle m'a emmené à l’arrière scène. En attendant dans les coulisses, j'entendais de plus en plus de gens arrivés. J'ai rapidement ouvert les rideaux pour jeter un coup d'œil et j'ai remarqué qu'il y avait au moins 300 personnes déjà assises et qu’il ne restait plus de place. J'ai entendu mon nom à l'intercom en invitant tout le monde à rejoindre la scène principale car j'allais y être dans 5 minutes. Je tremblais à l'intérieur et c'est là que Carrie m'a demandé si j'avais déjà fait ça.  Je lui ai fait un grand sourire et j'ai répondu « Non, pas de cette ampleur! » Je lui ai alors demandé de me donner deux minutes pour me concentrer.

Quand j'ai été présenté sur la scène, c'était impressionnant car tous les yeux étaient tournés vers moi.  Je devais leur montrer qui j'étais. Je leur ai fourni une brève introduction et j’ai tout de suite commencé à communiquer avec les esprits qui étaient déjà sur scène avec moi.  C’est vrai que j’étais nerveux au début mais en peu de temps je me suis senti détendu.

 

À chaque fois que je finissais de transmettre un message à quelqu'un dans le public, la foule applaudissait.  Après trente minutes, mon temps était écoulé et la foule a riposté.  Ils m’ont alors alloué une quinzaine de minutes de plus.  À la fin, je suis sorti avec un grand sourire dans mon cœur.  J'ai reçu la confirmation que j'étais capable de faire tout ça devant un grand public.

 

Après ma présence au Salon national de la femme, j’ai reçu une demande après une demande ce qui a rapidement rempli mon horaire et j’ai dû ainsi créer une liste d'attente. Après plusieurs entrevues à la télévision et à la radio ainsi que les deux apparitions sur la couverture d'un magazine, j'étais alors surnommé le « Ghost Whisperer d'Ottawa ».

 

Moment présent 

Depuis 2008, le Salon national de la femme m’a attribué le titre de « Célébrité spéciale » et jusqu’à ce jour j’ai participé plus d’une quarantaine de fois à cet événement. 

J’ai aussi organisé des événements publics majeurs dans certaines régions du Canada incluant plusieurs campagnes de financement pour des fondations spéciales.

Il est évident que je ne peux pas plaire à tout le monde. Et comme mes capacités peuvent être controversées pour certains, je continue de pratiquer car l'inconnu fait ressortir les jugements des gens.  Malgré que je trouve cela injuste, je sais que c'est la vie. Il est impossible de contrôler les opinions des autres et c'est pourquoi je choisis de me concentrer sur le bien que je fais aux gens et aux défunts. 

Voici une citation dans laquelle je crois: "Comment on pense de moi, ça ne me regarde pas."

Je travaille fort comme tout le monde et les gens peuvent être du même bateau que moi ou non, je suis heureux. Je veux remercier ma famille, mes amis pour l'amour, le soutien et les encouragements ainsi que tous ceux que j'ai rencontrés jusqu'à ce jour dans ce voyage de vie incroyable.

xo
Marc Jade

MARC JADE

Photography by DNKPIX

*Although I believe in my services, all sessions are for entertainment purposes only!

Clients must be 18 years or older, or have parental consent.

© 2019 MARC JADE

* Bien que je crois en mes services, toutes les sessions sont pour le divertissement seulement!

Les clients doivent avoir 18 ans ou plus, ou avoir le consentement parental.

© 2019 MARC JADE

Ottawa Spring 2018

National Women's Show